Supervisors’ training: Mission possible !!!

Jeudi 24  janvier 2013  (Catherine)

Aujourd’hui notre deuxième Supervisors’ training a pris fin, dans la bonne humeur, tel qu’il avait commencé lundi.

Mission accomplie

Mission possible

Nous sommes très satisfaits de cette formation. Et eux le sont aussi. Nous avons pu travailler sur des problèmes bien précis. Ce qui est vraiment bien, c’est que eux aient pu mieux articuler où sont leurs difficultés, celles des instituteurs et ce qu’ils attendent de nous en ce qui concerne la grammaire, le vocabulaire, les méthodes d’enseignement et d’apprentissage etc… Comme cette fois-ci nous avions préparé notre programme de façon plus flexible, nous avons pu mieux nous adapter à leurs besoins.

Chef d'orchestre?

Chef d’orchestre?

Ce qui reste toujours problématique, c’est que le niveau “linguistique” des superviseurs est très variable. Certains d’entre eux sont assez calés en anglais, d’autres le sont beaucoup moins. Pourtant nous avons pu constater des progrès chez tous à la fin de la formation. Cette formation a aussi eu le mérite d’avoir été un peu moins longue. Au lieu de 5 journées et demie, nous n’avions que trois journées et demie. En plus nous nous sommes toujours arrêtés à 16 heures, les journées étaient moins longues, le programme moins chargé.

Etudiants motivés

Etudiants motivés

Et cependant les résultats ont été meilleurs, tous les participants plus satisfaits. A cela s’ajoute qu’ils n’étaient que 16; nous avons pu les accompagner plus individuellement. Un bilan donc positif.
Evidemment il est un peu dommage que tous les superviseurs n’aient pas pu participer. Il y en avait pas mal qui étaient malades (le grand froid du mois de janvier n’a arrangé personne et parmi nos participants, certains étaient sérieusement enrhumés), d’autres n’ont pas pu venir parce que c’est le début de l’année scolaire et qu’il y a beaucoup de travail qui ne peut pas attendre.

Quant au projet listen2learn, il s’annonce prometteur: le feedback sur les enregistrements est très positif. Ils ont hâte d’avoir les nouvelles cartes mémoires et le haut parleur dans les écoles. Aujourd’hui, nous avons reçu du HO de Dhaka deux types de haut parleur au choix. Dès que la décision sera prise, les appareils pourront être commandés et si nous pouvions au moins en avoir une vingtaine pour la prochaine rencontre avec les instits, ce serait génial. Cela nous permettrait de visiter au mois de février les écoles qui travaillent avec le matériel en classe. Et si tout va bien, toutes les écoles et tous les instits auront ce qu’il leur faut au mois de mars!

Travail sur les nouveaux manuels

Travail sur les nouveaux manuels

Comme je l’ai déjà dit dans mon dernier post, les nouveaux livres posent problème. Même si du point de vue de la méthode, ils sont plus élaborés, ils sont, à mon avis, en partie stupides et inadaptés aux enfants bangladeshis en ce qui concerne le contenu.
Les textes présentent des destinations de voyage comme Cox’s Bazar et St. Martins que peut-être 2% des enfants verront au cours de leur vie (C’est la riviera bangladeshi) . On y parle de fêtes d’anniversaire comme on les organise chez nous, avec ballons, feu d’artifice, tartes monstres etc… alors que la majorité des parents de ce pays ne pourront jamais payer une telle fête à leurs enfants. On y parle du trafic et des noms de rues de Dhaka comme si tous les enfants devaient connaître Dhaka comme leur poche. Quand on présente des familles, la plupart du temps, les parents sont médecins, banquiers (même les mères!), avocats, le grand-père est un officier du gouvernement et ils habitent une maison unifamiliale. Un ou deux textes parlent de familles d’ouvriers textiles ou de paysans. Tout cela dans un pays où la majorité des personnes travaillent dans l’agriculture ou dans le textile. Imaginez les difficultés d’un enfant de 10 ans à apprendre un vocabulaire (difficile et important du point de vue volume) qui est tiré d’un monde inconnu! Imaginez les difficultés d’un enseignant, qui n’a jamais été beaucoup plus loin que son village, à expliquer tout ça à ses étudiants! Editer de tels manuels, c’est à la limite de l’indécence à mon avis! Et ce ne sont pas uniquement les habitants des chars qui devront affronter ces problèmes.

Mais l’optimisme des superviseurs et des instituteurs est incroyable!

Divertissement après le travail

Divertissement après le travail

Je ne sais pas s’ils ont vraiment tous réalisé ce qui les attend, mais ils ne sont pas du tout découragés. Il y a dans leur attitude une espèce de résistance, de confiance à toute épreuve qui les sauve. “C’est comme ça, le gouvernement ne se soucie pas de nos problèmes. Il faut s’y faire. Et puis c’est notre devoir de ne pas résigner et de faire en sorte que nos élèves réussiront.” Ils adorent chanter “We shall overcome”, et pour cause!

Today our second supervisors’ training came to an end, in a good ambiance, just as it started on Monday.

Happy teacher :-)

Happy teacher 🙂

Motivated students

Motivated students

We are very satisfied, and they are satisfied as well. We managed to focus on precise issues. We are very happy that they were able to define where are their main problems and those of the teachers, what they expect from us concerning grammar, vocabulary, teaching and learning methods a.s.o. As this time we had worked out our programme in a way that we could be very flexible, we could better fit to their needs. The level differences of the supervisors are still a problem for us. Some of them are quite knowledgeable in English, others are much weaker. However we could observe that all of them have progressed after this training. A good thing is that the training lasted only for three and a half days whereas the first one was over 5 and a half days long. Furthermore we stopped every day at 4pm; the sessions were less long, the programme less dense. However the results were better, all the participants were more satisfied. Moreover, they were only 16, so we could lead them more individually. So we got a real good final result.

Of course, it’s a pity that not all supervisors could join the training. Quite a few were sick (the cold wave in January has had its consequences and some of our participants had caught a cold), some others could not come because they are very busy at the beginning of the new school year as this work cannot wait.

All lessons recorded!

All lessons recorded!

As to our project listen2learn, it seems promising: the feedback on the recordings is very positive. They are eager to get the new memory cards and the loudspeakers for the schools. Today we got two types of loudspeakers from the Dhaka HO, so that we have a choice. As soon as we’ll have taken a decision, the device will be ordered and it would be great if we could get about 20 of them for our next meeting with the teachers. This would allow us to visit the schools that work with the audio material in February.
And if everything works out as expected, in March every school and every teacher should have at their disposal all they need!

 

As I wrote in our last post, the new books are problematic. Even if the method has improved, they are, in my opinion, partly stupid and inappropriate for Bangladeshi children as to the contents.

The texts introduce travel destinations such as Cox’s Bazar or St Martins which maybe 2% of the children will visit during their life. (It’s the Bangladeshi Riviera). The texts speak about birthday parties like we have them in Europe, with balloons, bonfire, huge pies a.s.o. while most of the parents of this country will never afford such a party for their children. They speak about Dhaka traffic jam, names of roads in the capital as if all the children knew Dhaka perfectly. When they introduce families, the parents are mostly doctors, bankers(even the women!), lawyers, the grandfather is a retired government officer and they live in a very nice single family house. One or two texts speak about a garment worker’s family or about farmers. All this in a country where the majority of the population works in agriculture or in the garment industry. Just imagine the difficulties of a 10 years old child, to learn the vocabulary (difficult and extensive) taken from an unknown world! Imagine the difficulties of a teacher who has never left his area, to explain all this to his students. Publishing such books is almost indecent to me! And it’s not only the char population that has to face these problems.

Entertainment after work

Entertainment after work

But the optimism of the supervisors and teachers is unbelievable! I don’t know if all of them have realized what lies ahead, but they are not at all discouraged. They have this kind of resilience, of unfailing faith that saves them. “That’s the way it is; the government doesn’t care about our problems. You can’t do anything about it. And it is our duty not to resign and to do everything in order to help our students to succeed.” They love to sing “We shall overcome” and with good reason!

Mission possible!!!

Mission possible!!!

 

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