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Ready for take off…

Lundi 11 mars 2013

C’est notre dernier jour à Dhaka. Les valises sont prêtes et cet après-midi nous irons à l’aéroport pour prendre notre avion en début de soirée.

Mais avant de partir, encore un petit post avec surtout des photos sur notre voyage Gaibandha-Dkaka.
Pour éviter les problèmes de circulation qu’il pourrait y avoir dans le nord du pays, nous sommes partis jeudi après-midi tout de suite après notre training. Ensemble avec Nicolas et Obay, le cuisinier qui a pris une semaine de vacances, nous avons pris le bateau au Balashi ghat pour aller passer la nuit sur le LFH (Lifeboy Friendship Hospital) et de là repartir très tôt le matin avec une voiture Friendship pour Dahaka.

approaching Lifeboy

approaching Lifeboy

C’était  notre dernier voyage sur la Jamouna pendant pas mal de temps. Le temps était merveilleux et nous avons pleinement profité de ces dernières heures.

on top of the roof

on top of the roof

Sur le LFH nous avons retrouvé le docteur Azam et après un coucher du soleil splendide nous avons dîné avec toute l’équipe.

Coucou, c'est nous

Coucou, c’est nous

Nous étions très heureux de retrouver Jelal, le chauffeur de l’easybike de Friendship à Gaibandha. Ne pas pouvoir lui dire au revoir nous aurait déçus. Il s’est tellement bien occupé de nous pendant notre séjour. Avec lui, nous avons couru les petites échoppes, acheté des fruits et des légumes au marché, acheté des tissus pour ensuite les ramener chez son copain le dorgi (tailor) qui nous a fait des salwar, des kameezes, des chemises….

cher Jelal!

cher Jelal!

Et puis le lendemain, nouveau départ. Obay, notre cuisinier du FTC nous a quittés à l’entrée de Dhaka. Il va nous manquer énormément et pas seulement parce qu’il nous a préparé plein de bons plats pendant les 5 mois! C’est un homme tellement généreux, plein d’humour et il s’est occupé de nous de façon très touchante. En plus, comme il parle bien l’anglais, il nous a toujours servi de traducteur au FTC.

Avec Obay

Avec Obay

A partir de dimanche prochain, il s’occupera de Nicolas et de May, une jeune américaine qui vient de débarquer fraîchement de Hongkong pour travailler chez Friendship. Elle restera au Bangladesh pendant un an. Elle travaillera dans le domaine de l’éducation et elle passera certainement pas mal de temps dans le field. Hier soir, nous sommes allés manger avec elle et Nicolas et nous avons parlé de ce que sera sa mission au sein de Friendship. Nous sommes heureux que le FTC ait désormais deux “résidents”.

Samedi soir, nous avons été invités chez Thérèse Blanchet. Une bonne occasion pour Nicolas de faire sa connaissance et de la revoir peut-être lors de ses retours à Dhaka. Comme toujours elle nous a raconté plein de choses intéressantes et c’est un régal de l’entendre parler de “son village”…

Et puis hier, il a fallu  dire au revoir à toute l’équipe de Friendship HO et surtout à Nicolas. On a vraiment passé de bons moments ensemble,  là-haut à Gaibandha! Nous avons beaucoup rigolé, nous avons fait pas mal de progrès au Badminton depuis qu’on s’est entraîné un peu avec lui, et puis on a passé quelques soirées très agréables … 🙂

Nicolas, on te souhaite bonne chance pour le reste de ton séjour, beaucoup de riz, plein d’épices délicieuses et après le dîner la cure adéquate pour calmer la bouche en feu!
En tout cas, nous espérons que ton séjour sera aussi formidable et enrichissant que le nôtre!

un bon trio

un bon trio

It’s our last day in Dhaka. Our suitcases are packed and this afternoon we’re going to the airport and we’ll take the plane in the early evening.
But before leaving, just another post with pictures about our travel Gaibandha-Dhaka.

In order to avoid traffic problems up in the North, we left on Thursday afternoon right after our training. Together with Nicolas and Obay our cook, who had taken a week off , we took the boat at Balashi ghat and went down by boat to the LFH (Lifeboy Friendship Hospital). The next morning a Friendship car would get us very early to Dhaka.
This would be our last boat trip on the Jamouna for quite a long while. The weather was marvellous and we fully savoured  these last hours.

sur la Jamouna

sur la Jamouna

On the LFH, we met Doctor Azam and after a splendid sunset we had diner with all of them.

Lifeboy

Lifeboy

We were so happy to see back Jelal, the Friendship easybike driver from Gaibandha. We would have been really sad not to say good-bye to him. He took so nicely care of us during our stay. He guided us through the little shops, fruit and vegetable markets, went with us to buy cloth and then took us to his friend the dorgi (tailor) who would make salwars, kameezes and shirts for us…

cher Jelal!

cher Jelal!

The day after we had to say farewell to Obay. he left us as soon as we arrived in Dhaka. We are going to miss him very much, and not only because he is a good cook! He is so generous, he has got a good sense of humour and he always took care of us in a touching way. Furthermore he was our translator in the FTC, as his English is quite good.

From next Sunday on, he is going to take care of Nicolas and May, a young woman who freshly arrived from Hongkong and who is joining Friendship for the next 12 months. She is going to work in the educational sector and she’s going to be quite often up in the field. Yesterday evening we had diner with her and Nicolas and she told us a little bit more about her mission in Friendship. We had a very nice evening and we’re happy that the FTC is going to have 2 “residents” now.

Avec Obay

Avec Obay

On Saturday evening Thérèse Blanchet invited us for dinner at her apartment. This was a good opportunity for Nicolas to meet her and maybe see her again during his future stays in Dhaka. As usual, she had plenty of interesting things to tell us and it was a delight to listen to her speaking about “her village”…

Yesterday, we had to say good-bye to the staff in Friendship HO and above all to Nicolas. We have had a real good time, up there in Gaibandha! We were having a lot of fun, we improved our Badminton skills since we practised a bit with him, and last but not least, we spent some very good evenings together…. 🙂

Nicolas, we wish you good luck for the rest of your journey, plenty of rice, lots of nice spices and after diner the appropriate cure to calm down the mouth on fire!
We hope that your journey is going to be as tremendous an enriching as ours.

avec Nicolas

avec Nicolas

Supervisors training in FTC

Mardi 19 février 2013

Si nos posts se font un peu rares, ce n’est pas parce que nous aurions moins à raconter mais bien au contraire parce que nous avons plein de choses à faire! Le départ pour Luxembourg approche et jusque là il s’agit de faire encore un maximum.

Du 15 au 17 février nous avons revu toute l’équipe des superviseurs et nous avons eu un training fructueux. Nous avons mis l’accent sur l’oral pendant cette formation. Il s’agissait de les faire parler autant que possible. Maintenant qu’on se connaît tous de mieux en mieux, les superviseurs ont perdu beaucoup de leur timidité et de leur inhibition à parler l’anglais. Ils ont envie de prendre la parole et comme ils constatent eux-mêmes qu’ils ont fait beaucoup de progrès ils sont fiers de s’exprimer.

Téléphone "bangladeshi"

Téléphone “bangladeshi”

Cette fois-ci, nous avons beaucoup joué que ce soit pour travailler la prononciation, le vocabulaire et même la grammaire! L’ambiance a donc été très, très bonne 🙂 Nous avons beaucoup ri et l’apprentissage s’est fait dans la bonne humeur et l’enthousiasme.

Par ailleurs, nous avons travaillé sur l’usage des mobiles et des hauts parleurs en classe. Même si tout le monde ici se sert constamment de son portable, il faut s’entraîner avec son mobile pour pouvoir pertinemment utiliser le contenu des cartes mémoires. Il n’y a pas que le contenu des manuels que l’on y trouve. Nous avons chargé bon nombre de chansons pour enfants et les textes de ces chansons se trouvent également sur les cartes mémoires. Il faut donc s’y retrouver, savoir où se trouve quoi avant de se servir du portable en classe. Ce n’est pas très difficile, mais il faut s’exercer un peu pour en profiter un maximum.

Nos prochains trainings avec les instituteurs porteront sur l’utilisation des portables en classe. Nous comptons préparer des leçons modèles pour chaque classe afin pour que tout soit aussi clair que possible. Pendant la semaine prochaine, nous nous rendrons chaque jour sur un char pour voir comment ils se débrouillent, quels sont les problèmes, afin que nous puissions remédier à ces problèmes pendant les formations.

If we posted less these last days, it’s not because we run short of information, but, on the contrary, because we are very busy. Our departure to Luxembourg approaches and we still have a lot of things to do.
From February 15th to 17th, we met again the team of the supervisors. This time we focused on oral production. We wanted to make them speak as much as possible. We have come to know each other quite well, the supervisors are less shy and they don’t feel embarrassed to speak English anymore. The really want to speak and as they realize that they have seriously progressed, they are proud to express themselves.

La ronde des superviseurs

La ronde des superviseurs

We played a lot of games to practice pronunciation, vocabulary and even grammar. We were all in a very good mood! We laughed a lot and learning and teaching was great fun.

We also focused on the use of the mobiles and loudspeakers in class. Even if here everybody can handle a mobile, you have to exercise yourself to use the memory cards. There are not only records of the lessons on the card. We charged quite a lot of songs for children and song texts can also be read on the display. So you have to find everything back before going to your class. It’s not really tricky but you have to practise in order to take full benefit of the contents.

During our next trainings with the teachers, we’re also going to focus on the use of the mobiles. We will prepare model lessons for each class to illustrate it so that everything should be clear. Next week, we’re going to visit as much classes as possible on the chars to see how the handle the mobiles, what problems occur so that we can deal with these issues during the training.

2013 L’Odyssee des mobiles

Dimanche 3 -5 février 2013

Nous voici à Chilmari, au guesthouse de Terre des Hommes. Le voyage était un peu mouvementé, mais nous sommes arrivés à bon port. Nous ne sommes pas allés en electric vehicle mais en moto, puisque la voiture de Jelal est en réparation.

rizières

rizières

La route pour le ghat de Holipur est très belle. Elle est bordée de rizières et l’un de nos prochains posts sera certainement consacré à la plantation du riz. Pour le moment on est en pleine phase d’irrigation, mais parallèlement on repique déjà les pousses. Arrivés à Horipur, nous avons dû attendre un peu avant de prendre le bateau avec d’autres passagers, parmi eux beaucoup de jeunes étudiantes enchantées de pouvoir nous adresser la parole en anglais. Après une cinquantaine de mètres en eau profonde, nous avons ôté les chaussures retroussé le pantalon et nous avons fait le reste de la traversée à pied.

Traversée à pied

Traversée à pied

De l’autre côté de la rive, deux  supervisors en motos nous attendaient déjà et nous en emmenés vers Chilmari. Il a fallu d’abord traverser “la plage”, un long banc de sable recouvert par l’eau les trois quart de l’année. Ce n’était pas très commode, ça nous a fait penser au Rallye Paris-Dakkar:  les motos qui dérapent en soulevant des nuages de sable, parfois il faut descendre parce qu’on risque de tomber. Enfin, c’est vraiment aventureux.
Ensuite nous avons traversés des villages, des hameaux, les uns plus beaux que les autres! Au retour il faudra qu’on s’arrête pour prendre des photos, car le paysage est absolument superbe!

petit déjeuner au guesthouse FDH

petit déjeuner au guesthouse FDH

Le guesthouse est très beau, très accueillant même s’il est beaucoup plus simple que celui de Kurigram où nous avons été il y a trois mois. Internet ne fonctionne quasiment pas du tout ici (le post sera édité à notre retour) et nous comprenons maintenant pourquoi il nous a été si souvent très difficile de communiquer avec Anis, Education Manager, ou Azhar, l’électricien qui est chargé du projet d’électrification de quelques chars.
Voilà pour aujourd’hui…

Lundi matin
Nuit un peu mouvementée, quelqu’un  m’a téléphoné au moins quatre ou cinq fois vers deux heures du matin. Je ne l’ai pas compris, il ne m’a pas comprise. Ensuite, Nicolas nous a envoyés un SMS pour nous dire qu’il était bien arrivé en Autriche (merci Nukeli). Et puis à 6.30 un SMS de Zafar du HO pour nous dire que les portables sont bien arrivés au FTC de …. Gaibandha! Problème de communication interne! Nous sommes à Chilmari, c’est ici qu’il nous faut les portables pour aujourd’hui. Gaibandha, c’est pour dans deux jours!

Bon, maintenant, ils vont être envoyés ici à Chilmari. Impossible de prendre la même route que nous avons prise hier avec 30 portables et 30 hauts parleurs. En plus, aujourd’hui il y des grèves au nord du pays! Pas de bus pour le trajet Gaibandha-Horipur. Donc les portables nous parviendront en bateau depuis Balashi ghat. Cela prendra au moins 5 heures. Vers 16.00 ou 17.00 de l’après-midi, ils pourront être là, Inch Allah!
Nous sommes toujours confiants, mais de toute façon on n’a pas le choix 🙂
On changera quelque peu notre programme. Comme si souvent, il faut toujours rester flexible et se plier aux aléas quotidiens…

Lundi soir
Les portables et les hauts parleurs sont arrivés. Nous avons fait deux heures de cours d’anglais, pas plus parce qu’on n’a pu commencer qu’à 15 heures et après 17 heures 15, Anis a décrété qu’il fallait passer à l’entertainment.

entertainment

entertainment

A Kurigram ou Chilmari, c’est toujours pareil: le divertissement, plus ou moins long, avant, pendant ou après les cours, c’est sacré. Et c’est vrai que c’est important. Finalement on s’en rend compte à chaque fois quand on commence à chanter et danser ensemble.

Nous les avons quittés après une bonne demi-heure, parce que le travail nous attendait: charger les 30 cartes mémoires des portables. C’est ce qu’on a fait pendant toute la soirée.

Un sérieux bémol quand même: les haut parleurs ne sont pas ceux qu’on avait choisis. La qualité du matériel et du son est nettement moins bonne. Au téléphone Runa nous explique que cela arrive souvent: on commande quelque chose et on reçoit autre chose… La décision est vite prise: on renverra le matériel à Dhaka et on demandera d’avoir celui qu’on a commandé. Ce qui est dommage, c’est que les instits n’auront pas un volume d’écoute convenable pour écouter en classe, à moins que les élèves ne soient très sages pendant l’écoute. Mais avec tout ce qu’on a connu comme embûches, on est déjà contents de ce qu’on a, quoi qu’il faille qu’on insiste vraiment pour que le reste du matériel suive! Dans quatre jours nous serons à Dhaka et nous verrons la suite.

Mardi 11.00
mobileIMG_7361Les portables sont distribués et ils ont connu un succès énorme. Chaque instit a reçu le sien avec un mode d’emploi préparé par Abbes et traduit en Bangla par Murad. Chaque instit a dû aussi signer une convention avec Friendship: Le portable ne lui appartient pas, il doit veiller à ce qu’il reste en bon état, le matériel pédagogique est confidentiel et ne doit pas être copié pour un tiers, et finalement en cas de perte, l’instit devra acheter un nouveau portable. Tous ont eu droit à leur photo au moment de la remise du portable. Vous auriez dû les voir! Ils étaient tellement contents. Une vraie fête de Saint Nicolas. Comme on chante toute la journée au Bangladesh, les chansons ont tout de suite connu un succès fou. Mais peu après ils se sont mis à écouter les enregistrements des leçons, ont essayé d’imiter l’accent, se sont mis à répéter… Nous sommes très, très contents! staffIMG_7434Nous pensons que cet outil pourra vraiment leur être précieux. Les formations mensuelles, c’est bien, mais ce n’est pas assez régulier et c’est aussi trop bref: Ils ont deux jours et demi de formation, mais le programme est vaste, il n’y a pas que l’anglais et les manuels ont aussi changé dans les autres branches.

Nous avons dû partir à 11 heures! Nous avions prévu de rester jusqu’à 14 heures, mais aujourd’hui c’est de nouveau la grève! Alors il vaut mieux ne pas prendre la route du tout. Les grévistes ont donné l’ordre de stopper toute circulation. Mais en bateau, ça va et nous voilà donc embarqués pour Balashi ghat qui est à trois kilomètres du FTC. bateauIMG_7440Le voyage durera trois heures et demie et cela nous convient parfaitement. Il fait beau et chaud, et nous savourons le voyage!

Ce soir à Gaibandha
Nous venons juste de terminer le chargement des 43 cartes mémoires. Les hauts parleurs qui ont été livrés ici à Gaibandha sont nettement meilleurs et nous pensons que même si ce ne sont pas ceux que nous avions choisis, ils feront très bien l’affaire.

Les instits sont arrivés accompagnés d’une ribambelle d’enfants 🙂 et le training center est animé! C’est super!

 

2013: The Odyssey of the mobiles

 We arrived at the Terre de Hommes guesthouse in Chilmari. The trip was somehow turbulent, but here we are. We didn’t take the electric vehicle, which is out of order, but went to Horipur ghat by motorbike.

work in paddy field

work in paddy field

The road to Horipur borded by paddy fields is beautiful and one of our next posts will for sure speak about rice plantations. Right now, it’s the irrigation period but at the same time the bedding out is also already done. We had to wait a little bit in Horipur, then we took the boat together with other passengers. Among them, there were quite a few students, delighted to speak some English. After some 50 meters in deep water, we took off our shoes, rolled up our pants and we crossed the remaining distance in shallow water. On the other side, two supervisors with motorbikes were already waiting for us and they took us to Chilmari. First we had to cross the “beach”, a long sandbank flooded by water for 9 months a year. It was not very easy, we felt like being at the Rallye Paris-Dakkar: the motorbikes that skid lifting up fountains of sand, you have to get down because you might fall. It was quite adventurous.
Then we crossed villages and hamlets, each one beautiful and tidy. On our way back, we’ll have to stop and take some pictures because the scenery is really magnificent!  

Guesthouse FDH

Guesthouse FDH

The guesthouse is very nice, welcoming, even if it’s much simpler than the one we have been staying in Kurigram three months ago.

Internet does almost not work up her (post is going to be edited in two days) and we understand now why it has been so difficult sometimes to communicate with Anis the Education manager or Azhar, the electrician in charge of the electrification project of some chars.
That’s all for today…

Monday morning
Spent a quite turbulent night: somebody rang me up at least four or five times around 2am. I didn’t understand him, he didn’t understand me. Than Nicolas told us he arrived well in Austria (thanks Nukeli). And then at 6.30am an SMS from Zafar of the HO arrived to tell us that the mobiles arrived well in the FTC of… Gaibandha!

Internal communication problem! We are in Chilmari, it’s here that we need the mobiles today. Gaibandha, that’s for in two days!
Well, now they are going to be sent to Chilmari. Impossible to take the same way that we took yesterday with 30 mobiles and loudspeakers. Furthermore, today there are strikes in the North. No bus for the journey Gaibandha-Horipur. So the mobiles will reach us by boat from Balashi ghat. It will take about 5 hours. By 4 or 5 pm, they could arrive here, Inch Allah.
We’re still trusting, but anyway, we don’t have the choice 🙂
We’ll change our programme a little bit. Like so often, we must be flexible and ply to daily hazards…

Monday evening
Mobiles and loudspeakers have arrived! We had only two hours of English lessons because we could only start at 3pm. At 5.15, Anis, the education manager decided that we should skip to entertainment.

entertainment

entertainment

In Kurigram or Chilmari, entertainment is a must, it’s sacred; it may be more or less xtensive, before, during and after the lessons. And he is right, it is important. We get aware of this every time we start dancing and singing together.
We had to leave them after a short while, because a lot of work was waiting for us: download the software to the 30 memory cards. That’s what we did during the whole evening.

 Unfortunately there is one negative point: the loudspeakers that we got are not the one we had chosen. The quality of the sound and of  the manufacturing is really not good. Runa explains us on the phone that this happens quite commonly over here: you order something, and you get something else… There is no discussion, we’ll send the devices back to Dhaka and we’ll ask to have the ones we have chosen. But it is a pity that the teachers will not have a good volume for listening in class, unless they are very disciplined during the listening. But after all the tricky situations we’ve had, we are satisfied with what we have got, even if we’ll have to take care that the rest of the devices will follow! In 4 days, we’ll be in Dhaka and we’ll see.

 Tuesday 11am
The mobiles are distributed and it was a big success.

distribution des mobiles

distribution des mobiles

Every teacher has got his mobile with a users guide written by Abbes and translated by Murad. Every teacher had to sign an agreement with Friendship: The mobile doesn’t belong to him, he has to take care of it, the contents are confidential and must not been copied for somebody else and finally, if the teacher loses his mobile he has to replace it. We took pictures of all of them when they got their mobile. You should have seen them. A real Santa Clause festivity. As all Bangladeshis sing a lot, the songs were most appreciated. But later on they were also listening to the lessons, repeating  and trying to imitate the accent… We are very, very happy! This is a good help for them. The monthly trainings are useful as well, but the schedule is always quite loaded, it’s not only about English, the books of the other subjects have changed as well.

 We had to leave at 11am! We had planned to stay until 2pm but today it’s strike again! So you better not take the road. The strikers have given the order to stop the traffic. But taking the boat is ok, so we’re on our way to Balashi ghat, which is about 3km away from the FTC.

Abbes looking for shadow

Abbes looking for shadow

The trip will take 3 hours and this is perfect for us. The weather is beautiful and we are enjoying the journey.

 

 

 

 

This evening in Gaibandha:

Mobiles and mobiles and mobiles

Mobiles and mobiles and mobiles

We just have finished the downloading of the 43 memory cards. The loudspeakers that have been provided to Gaibandha are of much better quality and we think that even if they are not those that we have chosen, they are pretty good.
The teachers have arrived accompanied by a swarm of children 🙂 and the training centre is really busy! This is great!

LFH on Jamuna River

LFH Lifebuoy Friendship Hospital

Samedi 25 janvier 2013 (Abbes)

Départ dans le brouillard  de Balashi ghat

Départ dans le brouillard de Balashi ghat

Une nouvelle vague de froid nous a rattrapé, sans crier gare. Les jours pendant le cours d’Anglais (21 janvier au 24 janvier) avaient été très agréables déjà, avec un beau soleil le matin. L’hiver semblait terminé; il avait été rude mais court, pensais-je. Nous avions alors décidé de repartir en dehors des murs du FTC et de visiter le bateau hôpital LFH, ou Lifebuoy Friendship Hospital, qui avait été refait pendant presqu’une année dans le chantier naval de Yves Marre à Savar, près de Dhaka.

Mais grosse erreur, l’hiver nous est revenu et c’est avec les vêtements chauds achetés à Katmandou que nous avons embarqué pour aller visiter le LFH.

A partir du Balashi ghat, dans un brouillard épais, il nous a fallu 2h30 pour y aller, en profitant d’un petit courant. Car pendant cette période de l’année l’eau du fleuve Jamuna est au plus bas. Beaucoup de bras du fleuve ne sont plus praticables. Je ne sais pas comment le bâtelier ait pu se retrouver dans le brouillard, et choisir à chaque fois la bonne voie d’eau navigable. Tout se ressemble dans la brume, mais il a bien su nous amener à destination.

Admin.Officer Kuddus and his LFH

Admin.Officer Kuddus and his LFH

Le LFH à subi des modifications notables après 10 années de fidèles services au plus pauvres habitants des chars. Sa coque à été élargie de chaque côté de presqu’un mètre pour rendre le bateau plus stable lors des tempêtes ou cyclones. Ses murs extérieures ont donc aussi pu être déplacés pour obtenir plus de place à l’intérieur et ses installations médicales ont été modernisés.

Pour le moment et depuis le 9 janvier, le LFH est arrimé sur la rive est du Jamuna près du village Muradabad. Il y restera pendant à peu près 2 mois pour ensuite aller se mettre en sécurité dans un bras plus protégé du fleuve pour attendre les premiers cyclones de la saison. Après il reprendra du service.

Le nouveau bloc opératoire

Le nouveau bloc opératoire

Le temps très froid avait découragé beaucoup de personnes de se déplacer vers le bateau hôpital, bien que les maladies liées au froid soient très fréquentes: toux, rhumes, pneumonies, etc. Les docteurs n’ont donc vu qu’une quarantaine de patients ce jour-là. En temps normal, plus chaud, il faut compter avec 200 à 300 personnes par jour. Après notre visite des lieux, accompagnés du Administration Officer Kuddus, nous sommes repartis avec le soleil qui rechauffait un peu nos membres engourdis. Cependant le vent de face que nous avons dû affronter en remontons le fleuve contrecarrait les bienfaits du soleil.

EFH (Emirates FH): arrêt pour radio

EFH (Emirates FH): arrêt pour radio

Sur le chemin du retour nous nous sommes arrêtés au bateau EFH (Emirates Friendship Hospital) qui avait jeté l’ancre à mi-chemin entre LFH et Gaibandha. EFH est financé par Emirates Airlines, d’où son nom. C’est historiquement le 2e bateau hôpital, un catamaran construit suivant les besoins spécifiques de sa mission humanitaire sur le fleuve Jamuna. Ici nous avons retrouvé le Dr.James, sa femme et son petit fils Nathan, avec lesquels nous avions fait le premier voyage vers le nord en octobre 2012. Mais la visite n’était pas que de courtoisie: nous avons profité des installations de radiographie pour faire une radio de la dent de sagesse de Catherine. Le résultat est encourageant: la dent semble pousser assez droit, sans trop gêner ses voisins, et l’infection qui d’était déclarée semble être vaincue grâce aux antibiotiques. Le traîtement se poursuivra maintenant avec des médicaments homéopathiques envoyés de Luxembourg (merci Sophie).

Nous sommes rentrés avec les derniers rayons du soleil, tout contents d’avoir passée une journée en bateau dans l’immensité des eaux du Jamuna.

(Pour plus de détails sur les bateaux hôpitaux, veuillez consulter les sites de friendship-lu.org ou friendship-bd.org)

Katmandou

Katmandou

15 janvier 2013 / Abbes

Nous sommes à Katmandou au Népal, depuis vendredi 11 janvier. Pour rappel : nous devions sortir du Bangladesh parce que notre visa touristique était arrivé à échéance. Il nous a fallu du temps puisque l’avion avait 4h de retard, mais finalement on y est arrivé.

Katmandou est une ville d’un million habitants, situé à 1400m d’altitude, et (fait inconnu pour nous) il ne neige jamais à Katmandou, en tout cas il n’a pas neigé au cours des 25 dernières années.

Autre fait inconnu: les maisons n’ont pas, en règle générale, de chauffage, mais parfois la température descend quand même jusque – ou même en-dessous – de zéro.

Nous, on a choisi un hôtel avec chauffage après les jours sans au Bangladesh 😉

Nos premiers pas nous ont conduits dans le quartier de Thamel qui est le quartier touristique par excellence. Il y a plein de petites boutiques de vêtements, de souvenirs, de matériel de trekking et de haute montagne (chaque boutique vend la marque Northface), des bureaux de guides et agences touristiques avec une touche très occidental. C’est très pittoresque (voir photos dans la Picture Gallery 2).
Autre surprise très agréable : les cafés roof-top, au dernier étage de nombreux

Le roof-top café d'en haut

Le roof-top café d’en haut

bâtiments, d’où l’on a une vue panoramique sur une grande partie de la ville, mais sans voir les montagnes. Car en hiver la pollution recouvre d’un tapis épais cette vallée de Katmandou. Nous sentons la pollution dans la gorge et le nez. Beaucoup de gens dans les rues portent d’ailleurs un masque. Il paraît que pendant les autres saisons, la chaîne des montagnes de l’Himalaya est visible à partir de ces roof-top cafés.

A côté de cette partie hyper-touristique, il y a le vieux Katmandou avec ses petites ruelles étroites, pauvres et bondées de monde, avec sa multitude de petits temples, de stupas, parfois en plein milieu de la rue, parfois en retrait dans une cour arrière. Beaucoup de ces petits temples sont ornés de fresques sculptées en bois qui représentent les dieux et déesses hindous.  D’ailleurs on aurait bien fait d’étudier un peu le panthéon bouddhiste et hindou avant de poser les pieds au Népal.

L’hindouisme est la religion prépondérante, mais elle s’accommode très bien avec le bouddhisme, 2e religion au Népal. Les grands temples hindous ont parfois un ‘autel’ dédié au bouddha, ou alors des moines bouddhistes s’occupent d’un temple hindou si besoin. On dirait une parfaite oecuménie.

Pour visiter un autre grand temple, sur le ‘Monkey Mountain’, nous prenons un raccourci à travers de petites ruelles et nous voyons la partie sombre de Katmandou : un quartier pauvre, à la limite du bidonville, une rivière polluée, des tas de déchets là où des vaches se nourrissent… C’est ça aussi Katmandou.

Sur Durbar Square: les pigeons sur les toits

Sur Durbar Square: les pigeons sur les toits

Le 2e jour nous avons visité le Durbar Square de Katmandou, un endroit qui réunit une multitude de temples et un palais royal médiéval, le tout classé par l’UNESCO comme Héritage Culturel Mondial. C’est un ensemble un peu hétéroclite de temples, un endroit très populaire; c’est un musée dans la rue. Mais c’est un musée vivant où les Népalais se rencontrent, discutent, tricotent, vendent leur fruit ou se reposent.

Le travail artistique de ces bâtiments du Moyen Age (à partir de la dynastie Malla, 9e siècle) est phénoménal et n’a rien à envier à nos plus belles cathédrales gothiques. Il faut avouer que d’un point de vue historique, architectural et culturel, Katmandou a beaucoup plus à proposer que Dhaka.

Et puis ce jour-là, nous avons aussi découvert le Katmandou moderne, avec ses grands magasins, ses shopping mall à l’américaine. Donc ce côté-là existe aussi comme dans toutes les capitales.

Lundi 14 est un lundi ‘noir’ : après plus de 4 heures d’attente dans les locaux de l’ambassade du Bangladesh au Népal, on se voit refuser un nouveau visa d’entrée pour le Bangladesh, soi-disant parce que cette ambassade ne peut pas délivrer des visas à des étrangers de pays tiers. C’est nouveau, paraît-il. Nous aurions pu profiter autrement de ces heures perdues; maintenant il faudra demander ce visa à l’arrivée à l’aéroport lors de notre retour.

La suite de notre escapade au Népal dans un jour ou deux.

(Catherine):

We are in Kathmandu in Nepal since Friday 11. Remember: we had to leave Bangladesh because our tourist visa expired on Jan 14th. It took us some time to get here, because our flight had a four hours delay, but here we are!

Kathmandu with its one million population is situated at 1400 meters and (we ignored this) it never snows in Kathmandu, at least it hasn’t been snowing for the last 25 years.

The other thing we didn’t know, is that the majority of the houses don’t have central heating although the temperatures sometimes go down to zero, or even under zero.

We chose a hotel with central heating after the last days without heating in Bangladesh 🙂

 Our first steps took us to the Thamel area, the tourist area by excellence. There are plenty of small shops where you can get clothes, souvenirs, trekking and mountain stuff (every shop sells the brand Northface), there are lots of guides offices, travel agencies a.s.o. All this is very picturesque even if there is also an occidental touch. (see pictures in Picture Gallery 2). Other very nice feature: the roof-top cafés of numerous buildings, from where you have a panorama view of a big part of the city, but you will not see any mountains.

During winter a thick blanket due to the pollution overlies the valley of Kathmandu. We can feel the pollution in our throat and nose. Actually, a lot of people use masks in the streets. We were told that during the other seasons, the Himalaya mountains can be seen from the roof-top cafés.

Next to this very touristic area, there is the old Kathmandu with its narrow back streets, crowded with mostly poor people, with its multitude of small temples, stupas, sometimes in the middle of the street, sometimes in the back yards. Lots of these small temples are decorated with frescoes carved in wood figuring Hindu gods and goddesses. As a matter of fact, we should have read a little bit more about the Hindu and Buddhist pantheon before coming to Nepal.

Hinduism is the preponderant religion, but it gets on quite well with Bouddhism, the second religion of Nepal. The big Hindu temples sometimes have an altar dedicated to Buddha and on the other side Buddhist monks take care of a Hindu temple if needed. Seems to be perfect ecumenism.

We wanted to visit another temple situated on the “Monkey mountain” and we took a shortcut through narrow back streets. Here we discovered the dismal side of Kathmandu: a poor area, a kind of slum, a very polluted river, small meadows covered with rubbish and cows grazing in the middle of this dump… That also is Kathmandu.

 The second day we decide to visit the Durbar square of Kathmandu, a place where you find a multitude of temples and a medieval palace. All this is listed in the UNESCO World Heritage Sites. It is an somehow motley aggregate of temples, a very popular place; it ‘s a museum in the street, but a living museum where Nepalese meet, discuss, knit, sell fruit or just take a rest. The artistic work of these medieval buildings (from the Malla dynasty on, 9th century) is incredible and there’s nothing to choose between them and our Gothic cathedrals. We must admit that from a historical, architectural and cultural point of view, Kathmandu is more exciting than Dhaka.

That day we also have discovered the modern Kathmandu with its big centres, american-like shopping malls. So that aspect also exists here like in all capitals.

 Monday 14 is a black Monday: after more than 4 hours in the queue at the Bangladeshi embassy, we are told that they won’t give us the visa for Bangladesh. Apparently this embassy can only deliver visas for Nepalese people. It’s a new regulation, that’s what they tell us. We really could have spent this time in a more useful way; now we’ll have to apply for a visa on arrival at Dhaka airport.

You’ll get more news of our escapade in Nepal in one or two days.

Les déboires des instits de la fonction publique

Lundi 3 décembre 2012 (Catherine)

Le nombre d’écoles au Bangladesh est incroyable ! Avec quelque 82 000 écoles primaires, dont 48 % d’écoles publiques, le Bangladesh a mis sur pied le plus grand système éducatif au monde. Environ 182 000 instituteurs sont des fonctionnaires de l’Etat. Cela traduit la volonté de cette nation si jeune encore (le pays a acquis son indépendance en 1971) de progresser et de se moderniser.
Malheureusement, la qualité de l’enseignement aussi bien primaire que secondaire, n’est pas forcément bonne (que ce soit dans les écoles publiques ou privées). Voilà pourquoi de nombreux élèves ont recours à des leçons particulières pour être à même de passer leurs examens.
A quoi tient cette médiocre qualité d’enseignement ? L’une des raisons, c’est certainement l’absentéisme quasi chronique des instituteurs. En effet, de nombreux enseignants ne se rendent tout simplement pas dans leur classe. Par contre, ils donnent régulièrement des leçons privées qui sont nettement plus lucratives. On nous a expliqué que les instits, s’ils sont présents en classe, dispensent un enseignement médiocre pour s’assurer la demande de leçons particulières. Afin de ne pas être pénalisés, ils paient les inspecteurs qui les contrôlent et qui sont censés rapporter tous les dysfonctionnements des écoles. Cette forme de corruption est très largement répandue, tout le monde « le sait », le gouvernement en est conscient mais n’arrive pas à changer la situation. (D’ailleurs on nous a expliqué que cette « coutume » se retrouvait aussi dans les écoles privées chères et bien cotées).
Les premiers qui souffrent de cette situation sont évidemment les élèves qui n’ont pas les moyens de se payer des leçons particulières. La nationalisation des écoles devrait promouvoir la justice sociale, devrait réduire la discrimination sociale, mais actuellement, on en est loin !

Je tiens à préciser que la situation décrite dans ce post ne concerne absolument pas les écoles d’ONG telles que Friendship. Les instituteurs de Friendship sont recrutés dans les communautés rurales, ils enseignent là où ils habitent et sont très étroitement contrôlés mais aussi assistés par les supervisors. Au cours des derniers mois, nous avons pu nous rendre compte sur place du bon fonctionnement de ce système.
De plus, les habitants très pauvres des chars n’auraient jamais les moyens de payer des leçons particulières ! Si vous voulez en savoir plus sur l’approche de Friendship en matière d’éducation je vous invite vivement à lire le pdf : Education dans notre rubrique FRIENDSHIP NGO ou de visiter leur site web.

Une analyse publiée par l’ONG FIVDB (Friends in Village Development Bangladesh) tente d’expliquer ce phénomène.
Jadis, les instituteurs étaient des gens respectés et influents dans les milieux ruraux, étant donné qu’ils étaient les seuls à jouir d’une certaine éducation. Leur autorité était reconnue par tous, ils étaient interprètes, scribes et recenseurs. La situation a changé depuis la nationalisation de l’éducation primaire en 1973 : depuis ce jour les instits travaillant pour le gouvernement sont devenus des fonctionnaires Classe III. Ils n’ont plus la possibilité de suivre des formations professionnelles qui leur permettraient d’acquérir un meilleur statut aussi bien dans le système de la fonction publique que dans la société dans son ensemble.
La hiérarchie de classe est très importante au Bangladesh, elle décide du statut social et économique d’un chacun. Dans la hiérarchie de la fonction publique, les gens des classes III et IV sont mal payés et peu respectés. L’instit suit les instructions de son supérieur, son salaire suffit à peine pour mener une vie décente et en plus on les implique de plus en plus dans des programmes qui n’ont rien à voir avec leur tâche académique, comme par exemple la distribution des salaires à d’autres fonctionnaires et/ou de paquets alimentaires ce qui rend leur tâche encore plus exigeante.
Tout cela explique pourquoi la satisfaction et la motivation du personnel enseignant sont très basses. Ils sont très mécontents de leur rémunération, ils souffrent de leurs conditions de travail et de leur peu de considération.

Cependant, le FIVDB tient à préciser que tous les instituteurs ne sont pas pareils. Il y des exceptions et il y en a toujours qui font preuve d’un engagement intransigeant, d’un dévouement exemplaire et d’une volonté inébranlable de fournir un enseignement de qualité. Leurs efforts et leur succès passent malheureusement souvent inaperçus et ils souffrent de leur mauvaise réputation. Cela me rappelle quelque chose…

The trials of governement school teachers (Catherine)

There is an incredible high amount of schools in Bangladesh! Bangladesh has the largest primary education system in the world with some 82 000 schools and 48% of them are Government schools. Approximately 182 000 teachers are Government teachers. This proves the will of this still young nation (the country became independent in 1971) to progress and to modernize.

Unfortunately, the quality of the education, primary as well as secondary, is not necessarily good (neither in the public nor in the private sector). This is why a lot of students resort to private lessons in order to be able to pass their exams.

So why is the quality of education that poor? One of the reasons is without any doubt the almost chronic absenteeism of teachers. Lots of teachers would simply not go to their classes. On the other hand, they give regularly private lessons which are much more profitable. We were told that the teachers, if they are in class, provide a poor school teaching, in order to ensure the request of private lessons. In order not to be penalized, they pay the inspectors who control them and who should report all dysfunctions in school. This kind of corruption is widespread, everybody knows about it, the government is conscious of the situation but doesn’t know how to manage it. (Beside, we were told that this “custom” is also very frequent in the expensive and highly rated private schools).

The first ones that suffer from this situation are of course the students that cannot afford private lessons. The nationalisation of education should promote social justice, should reduce social discrimination, but currently we are far away from this!
I want to highlight that the description of the situation in this post doesn’t at all concern the schools of NGO’s such as Friendship. The teachers of Friendship schools are recruited systematically from the communities in which the schools are located, they teach where are the living and they are very closely controlled but also assisted by the supervisors. During the last months, we could observe on the spot the good running of this system.
Furthermore, the very poor inhabitants of the chars would never have the means to pay private lessons! If you want to know more about Friendship’s approach on education, I invite you to read the pdf: Education on our page FRIENDSHIP NGO or to visit their web site.

An analysis published by the NGO FIVDB (Friends in Village Development Bangladesh) tries to explain this phenomena.
Formerly, primary teachers were considered as potent and respected in the rural areas as they were the only ones in a community with an education and therefore had substantial authority in the community acting as interpreters, letter-writers and census counters. This situation changed since the nationalisation of primary education in 1973: now the teachers working in the Government Primary Schools have become Class III government employees. Teachers no longer have the option to achieve higher educational qualifications and vocational training which could have made a significant difference in their status, both within the civil service system and in the society at large.
Class hierarchy is very significant for the country, which constructs one’s social and economical status. In the civil service hierarchy, class III and IV ranked people do not receive good treatment and respect. They are simply following the instructions and regulations laid down by their Superior, they receive a very low salary that is insufficient for living a decent life with modest social status and they are more and more involved in non-academic programmes like delivery of stipends and food support packages which contributes to making their jobs more demanding.

All this explains why the satisfaction and motivation of the teachers are so low. They are highly dissatisfied with their remuneration, lack of financial benefits and conditions of service.
However, The FIVDB highlights that all teachers are not the same. There are exceptions and some teachers still work with uncompromising commitment and dedication towards providing quality education. But unfortunately, heir efforts and their successes are often unnoticed and they suffer from their bad reputation. This reminds me of something…

From zero to hero

Mercredi 28 novembre 2012  (Abbes)

Nous avons démarré il y a quelques jours un autre type d’enseignement – toujours en Anglais bien sûr. Il s’agit d’un enseignement élémentaire pour le futur personnel du Training Center. En effet ce Centre va fonctionner comme un centre de formation avec possibilité de loger et de manger sur place ; il y a en tout 28 chambres doubles et le réfectoire peut bien accueillir une centaine de personnes.

FTC staff in class

L’équipe permanente se compose de trois groupes : le groupe de la cuisine (le cuisinier, deux serveurs et deux aides cuisines), le groupe de nettoyage (trois femmes de charge et le responsable du lavoir), et le groupe de maintenance (électrique, mécanique, achats). Les connaissances d’Anglais sont très variées, certains d’entre eux ont suivi plusieurs années de cours (mais ont eu rarement l’occasion de parler l’Anglais), d’autres ne savent même pas lire le Bangla.

Nous avons donc démarré par les mots et les phrases de tous les jours que l’on rencontre dans tous les guides touristiques : Good morning, how are you ? I am fine, thank you, etc. Mais après il fallait travailler le champ lexical d’un hôtel et d’un restaurant : I need a new bed sheet, I want a cup of tea, where is my key, etc. Et pour démontrer qu’ils / elles ont tout bien compris, nos étudiants doivent en faire la preuve en nous montrons les objets.

Tous les jours de 9:30 à 10:30 nous rassemblons donc l’équipe et nous travaillons avec eux. Pour les uns c’est un cours plus axé sur le vocabulaire et la prononciation ; pour les autres c’est un apprentissage pénible des nouveaux sons qu’ils n’ont jamais prononcés avant et qui ne se retrouvent même pas dans leur langage (qui ne se rappelle pas les débuts difficiles du « th » en Anglais).

Comme les enseignants et les superviseurs, cette équipe est aussi avide d’apprendre l’Anglais : dans tous les coins du Centre nous entendons répéter des voix « I am fine » , « good morning »…

Pillow, blanket or bed sheet ?

Nous comptons poursuivre ce cours tous les jours, régulièrement. Et depuis aujourd’hui nous constatons même les premiers résultats.

A few days ago we started a new kind of training – in English of course. It is an elementary training for the future tenants of the Training Centre guesthouse. These premises will be run as a training facility and a guesthouse, offering the possibility for sleeping and eating. There are 28 double rooms and a dining room for up to 100 people. 

The permanent team covers 3 areas: the group around the kitchen (includes the cook, two waiters and two kitchen assistants), the cleaning group (three women and the laundry manager), and the maintenance group (electrical, mechanical and purchasing)

Their English knowledge is widely spread: some of them followed several years of English classes in secondary school (but had no more occasions to speak it), others cannot read, even not in Bangla.

So we started with the general words and sentences that one can find in all the tourist guides: Good morning, how are you ? I am fine, thank you, a.s.o. Afterwards we worked on the more specific words of a guesthouse / hotel vocabulary : I need a new bed sheet, I want a cup of tea, where is my key, a.s.o. To check that our students understood the lesson, they had to show us the objects.

Each day at 9.30 am we call up the team and we gather in the class room. For some of them it is a lesson on vocabulary and pronunciation, for others it is a difficult learning process for sounds they never uttered before and which do not exist in their mother language (who does not recall the difficult beginning with the famous « th » sound in our first English class ?)

As previously seen with teachers and supervisors, this team is also eager to learn English. When we walk through the Centre we hear whispering around every corner « I am fine » , « good morning », …

We will continue these morning lessons each day we are at the Centre. Today we noticed the first encouraging results.